Un conciliateur de justice ?
Réponse
Le conciliateur du Justice, un démineur de conflit
Un faiseur de paix. C’est ce que veut être et que s’emploie à être le conciliateur de Justice. Bénévole, il est le renfort discret d’une Justice dont les prétoires surchargés, sont trop souvent encombrés d’affaires qui gagneraient sans doute à être réglées à l’amiable, avant d’en arriver au stade d’une procédure, toujours coûteuse. En temps, en argent, en énergie, comme en stress pour les parties concernées.
Le conciliateur de Justice s’efforce de mettre de l’huile là où ça coince, d’arrondir les angles de relations parfois tendues, de désamorcer des conflits avant qu’ils ne débouchent devant un tribunal.
Histoires de haies non taillées, de branches d’arbres qui empiètent et font de l’ombre au voisin ; problèmes de vice cachés dans des ventes, de loyers impayés, de droits de passage ou des servitudes connus ou méconnus…Différends entre commerçants, artisans et clients…
Exceptions faites des affaires familiales et des conflits entre administrés et administrations, le champ des interventions du conciliateur est large avec les litiges de voisinage, de consommation, d’habitation.
Lorsqu’un litige existe entre deux personnes et qu’un procès parait pouvoir être évité, le recours au conciliateur de Justice devient un moyen simple, rapide, gratuit et souvent efficace pour en venir à bout et déboucher sur un accord amiable.
Démineur de conflits, le conciliateur de Justice est d’abord un homme d’écoute, qui s’efforce de dédramatiser les situations. Sa règle première, la neutralité et une stricte impartialité. C’est dans le dialogue que l’animosité s’estompe bien souvent. Et c’est en tentant de renouer des échanges rompus entre personnes, que se trouvent parfois les réponses aux problèmes posés, aux querelles de voisinage.
Nommé par la Cour d’Appel de Rennes, sur proposition du tribunal d’instance de Saint-Brieuc, le nouveau conciliateur des cantons d’Etables-sur-Mer et de Plérin, Théo Le Diouron, ancien journaliste à Ouest-France, a prêté serment le 6 janvier 2009. Il se met désormais au service des habitants des huit communes de ces deux cantons où toute personne peut le rencontrer lors de permanences qu’il va organiser dans les mairies. Il suffit de s’adresser en mairie pour prendre rendez-vous.